QUEYRAS ARVIEUX

QUEYRAS ARVIEUX

QUEYRAS : FAUT-IL FERMER LES REMONTÉES MÉCANIQUES ?

Si l'on prend en compte le déficit struturel abyssal ? Oui et vite.

Si l'on prend en compte l'impossibilité d'augmenter les recettes alors que les dépenses augmentent chaque année ? Oui.

Si l'on prend en compte que les RM sont (presque) vides la moitié de l'hiver ? Oui.

Si l'on prend en compte le réchauffement climatique ? Oui

Si l'on prend en compte l'incapacité du Queyras à renverser la situation, qui au contraire se détériore d'année en année ? Oui.

Faut-il que les communes continuent de payer pour sauver un outil en déficit ? Non.

 

Mais ce n'est pas si simple. Tout se bouscule...

 

Les salariés saisonniers (120), permanents (10), les moniteurs (130), les loueurs de meublés (300), les hébergements (15000 lits), les commerces qui vivent du tourisme (tous) les artisans aussi, etc...

 

On se souvient de la diatribe du maire de Risoul en 2012 à la radio ici . Il évoquait clairement la fermeture des RM du Queyras (on se demande bien pourquoi, était-il manipulé par son directeur qui voulait s'emparer des remontées de Môlines ? Directeur qui a disparu dans la faillite des RM de Risoul qu'il gérait, quelle ironie de l'histoire pour tous les deux !).

 

Mais malgrè tout, c'est aussi un signe que la rupture approche, que la fermeture d'une station n'est plus taboue (Risoul l'a appris à ses dépends et a du faire une  DSP, remportée par des jurassiens !).

 

Alors la solution ?

 

Fermer une station de plus ? D'abord contrairement au plan de 1991 qui pronait la fermeture de 3 stations, on a fermé une seule station – Château Ville Vieille CVV- et des téleskis. On a même réouvert des remontées à Aiguilles en créant un tapis, à Ristolas idem, à Ceillac idem.

 

Là encore c'est compliqué : A Ceillac, le tapis remplace un téleski. On peut se demander pourquoi ne pas avoir fermé cet endroit au milieu du village, à moins que si un jour la station ferme, ce sera le seul équipement encore en place ! Hé bien, parce que Ceillac, qui avait fermé et démonté un télésiège et un téleski (secteur de Bramousse), estime avoir assez donné dans la restructuration.

 

A Ristolas, on a démonté deux téleskis, il en reste un tout petit + le tapis construit en 2014 par le CD05 (ex CG)

A Aiguilles, on a fermé et démonté le télésiège, fermé le haut de la station (plan de 1991 réalisé en 2003 !) mais il reste trois TK en bas (là encore on se demande pourquoi le TK Clot Lapin qui ne sert pratiquement à rien est encore en place et un des deux téleskis parallèles) + le tapis de 2012, du CD05 aussi, plus exactement le syndicat mixte des stations du Queyras dans lequel le CD05 est majoritaire.

Donc deux tapis assez proches se disputent les clients (s'il y en a).

Tapis qui devaient être gérés par les communes pour diminuer le déficit de la régie mais ce n'était pas possible juridiquement. Donc les déficits grossissent au lieu de disparaître et on continue d'aller dans le mur, les communes en question (Aiguilles, Ristolas) s'en sortent bien.

 

La commune d'Arvieux a aussi fait un tapis en 2008 mais pas dans le cadre de la gestion des remontées mécaniques comme les autres communes. Du coup elle paye tout (ou presque). Ne pas oublier la fermeture de Pra-Bernard et Jamberoute qui représentaient à eux deux la moitié du dénivelé de la station.

 

On a aussi créé une nouvelle remontée à Abriès : La navette qui relie le bas de la piste de Valpréveyre à la station.

 

Donc c'est compliqué.

 

On peut se consoler en se disant que l''arrêt des RM n'a presque pas eu d'incidence sur la vie de CVV qui a toujours son hôtel, ses 4 gîtes d'étapes, ses quelques meublés, ses artisans, le plus grand nombre d'entreprises du Queyras - et des grosses -, un château qui est le monument dans les 10 premiers des HA au nombre de visites, la Maison de l'Artisanat, la maison du tourisme, une pompe à essence communautaire (??!!!). Vu de l'extérieur, peut-être que ce n'est pas si idyllique.

En tout cas la clientèle de CVV était habituée à se déplacer dans les autres stations, donc elle a moins souffert que celle d'Aiguilles qui a complètement été déstabilisée.

 

Alors pourquoi ne commencerait-on pas par finir le plan de fermeture de téleskis de 1991 et 2003 ?

Fermer un téléski inutile (ou presque, comme ceux qui ont déjà été fermés), ce n'est pas grave pour le village, c'est 50 000€ d'économisés par appareil.

A Saint-Véran le TK La Madeleine.

A Môlines le TK Le Moulin (en face de Pierre Grosse).

A Abriès cette navette qui a été mise en place par la commune et qui, sans bruit, l'a refilé à la régie. Et pour cause, un gouffre financier.

La piste de Valpreyveyre a été créée par personne au départ, par les skieurs libres et volontaires de faire du ski hors piste, lors des années sans neige pour pallier le manque de neige sous le télésiège, ce qui était une vraie catastrophe (descente en télésiège en une demi-heure). Cependant les choses ont changé avec le nouveau télésiège et la neige de culture. La liaison est assurée, plus besoin de la piste de Valpréveyre qui peut être rendu à la descente libre. Les économies devraient être fortes, sans remettre en cause la survie du village, et Abriès participerait aussi et enfin à la contribution générale aux restrictions.

 

Restructurer encore :

Si on en avait eu la capacité, continuer les restructurations aurait permis de faire un télésiège à Arvieux (donc supprimer deux télekis et rallonger les pistes de 300m par le bas), faire le TS de Môlines pour enfin relier la station à Saint Véran dignement et supprimer encore deux TK.

 

La suppression des TK ne fait pas toujours des économies de personnel qui bascule sur le TS, mais cela fait de grosses économies de damage et bullage (piste de montée) . Les 50 000€ économisé sont reportés sur le TS de remplacement. Et le confort du skieur est grandement amélioré donc l'attractivité de la station aussi

Finalement cette restructuration non terminée fait du mal car elle aurait apportée de nouvelles pistes, une nouvelle façon d'aborder ces deux stations (Arvieux et Môlines), contrairement aux deux autres télésièges (Ab et Cc) qui n'ont fait que remplacer des appareils de 40 ans. Donc ce qui n'est pas fait enfonce encore un peu plus les RM.

Le TS d'Arvieux vient de subir la révision des 30 ans. Ce serait bête de le mettre à la casse si on le remplace par un TS de haut en bas. A Môlines on n' aura jamais les moyens de remplacer le TS actuel par un TS plus long pour desservir Saint Véran et le TS des Cassettes qui est une prolongation naturelle. Mais pourquoi ne pas remplacer les 2 TK actuels au sommet du TS de Môlines par un TS ? Celui d'Arvieux ferait l'affaire. On abandonnerait les pistes noires de Môlines (à gauche) peu fréquentées et vite déneigées au profit des pistes de Saint-Véran, plus en altitude (Le Grand Serre est un des plus haut TK des Alpes !) et pas très peuplées.

 

En 1991, pour compenser la fermeture de la station d'Aiguilles, je pronais la construction d'une usine de meubles. Tout le monde me disait que j'avais raison mais personne n'a bougé. De toutes façons le syndicat des meubles sculptés veillait à ce que rien ne bouge.

Pendant ce temps, en Italie derrière le col Agnel, dans de nombreux villages, ils ont fait des ateliers modernes et ils exportent leurs meubles en Amérique. J'avais donc un bonne idée mais c'est peut-être trop tard.

 

Fermer d'autres stations ?

 

Le rêve de Môlines-Saint Véran de devenir la seule station du Queyras est suicidaire car il est à peu près sûr que la station serait toujours en déficit, notamment à cause de son installation de neige de culture "à l'envers" : On pompe l'eau pour la faire descendre et on la repompe pour la faire remonter alors qu'il eut été plus simple de prendre l'eau à St-Véran. Mais là on s'est heurté à un axiome : L'eau de St Véran n'ira pas à Môlines. C'est un des exemples où on dirait que le Queyras se complait à jeter l'argent par les fenêtres.

Ce serait la fin du Queyras uni.

On condamnerait donc Arvieux non déficitaire jusqu'à présent (une absurdité de plus) et Abriès dont le potentiel est bon. Ceillac étant à l'écart, on considère qu'ils sont protégés mais ils vont peut-être couler tout seul.

Je n'ai pas trop peur pour eux à Ceillac, ils ont de la ressource car ce sont des bébés de Lamour (Philippe), qu'ils ont bien compris et bien suivi à l'époque (années 60-70), et, autre bon point, ils sont riches. Mais ils se sont passablement endormis quand même, sous l'effet du somnifère habituel du Queyras : "on est les meilleurs".

 

Aiguilles avait le plus fort dénivelé quand bien enneigé mais que 600 lits et un déficit chronique bien-sûr, mais pourtant Aiguilles a près de 100 habitants de plus que les autres communes, c'est paradoxal.

Saint Véran, c'est prestigieux mais que 1000 lits (ou autour de ce chiffre, à peine la moitié de ce qu'il faudrait avoir en lits d'héberments).

Ceillac a perdu régulièrement des lits (fin de la SICA Habitat notamment) au lieu d'en créer et se trouve à la peine.

Au lieu de réagir vite (années 2002/2004) en créant des lits, certains se sont arc-boutés sur la défense de la "tradition" ou, cachés derrière des promesses ("on va le faire"), ils n'ont rien fait du tout.

NB Au dernier recensement, Aiguilles est la seconde commune des Hautes Alpes pour l'augmentation de sa population (+12,5%) alors que les autres du Queyras sont en baisse, surprenant non ?

 

Je reviens sur Abriès :

 

- La remontée de Valpréveyre, c'est tellement évident, d'ailleurs on en parle depuis... plus de 50 ans. Mais bon sang, pourquoi ils ne l'ont pas fait à l'époque ?

- Le téleski de Ruybon fait plus de 1,6km de long, il aurait mérité d'être remplacé par un télésiège depuis longtemps, ce qui permettrait de "remplir" les pistes de skieurs. On trouve des TS d'occasion, parfois flambant neuf comme celui de Puy Saint André, vendu à l'Alpe d'Huez il y a quelques années. On ne l'a pas fait faute d'un nombre de clients suffisants...

- Le télésiège actuel fait aussi 1,6km de long. Le mettre en pince fixe aurait été une hérésie commeciale (un TS pince fixe doit faire au maximum 1,3km de long pour éviter trop de temps passé assis par le skieur). Mais malgré sa rénovation et de la neige de culture de haut en bas, ce TS reste avant tout un ascenseur (il ne sert pas à skier en quelque sorte). C'est psychologique : La piste est bonne, bien au soleil et même avec une jolie poudreuse, pourtant les skieurs préfèrent rester en haut. Donc cet aménagement est un échec (sauf si l'on ferme Valpréveyre).

NB On n'avait pas les moyens de se payer un TS pinces débrayables, on l'a fait quand même. Et sans demander l'avis de personnes compétentes du Queyras : Par exemple, l'ancien chef d'exploitation de la SEM Queyras, qui se disait "à Ceillac, ils ne vont quand même pas faire un TS débrayable, c'est une bétise". Hé bien si ils l'ont fait, poussés à la fois par la municipalité et le gestionnaire des RM (privé à l'époque, disparu, que le corps puiqu'il ne possédait rien, si ce n'est qu'il a laissé la désolation derrière lui).

- Les deux autres TK (revenons à Abriès) en haut font 1 km et 1,2km de long. On peut peut-être les remplacer par un TS d'occasion, toujours dans la logique du confort client et de diminuer le damage.

 

Faire venir de skieurs

 

Le constat que tout le monde partage : Il manque des skieurs, beaucoup de skieurs. Une évidence qui semble paralyser tout le monde. Rien ne se fait. On accuse toujours les autres : les communes, l'Office de Tourisme, la régie, les hébergeurs et on attends toujours que les autres fassent le travail.

Il ne faut pas se voiler la face et perpétuer la politique de "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil".

L'assistanat est le début de la fin, le clientélisme la preuve d'une incompétence. Une société commerciale demande des actions commerciales, du marketing, de la promotion etc... mais cette société a de multiples branches "incontrolables" (les meublés, les RM, les ESF, les perchmans...).

Il y a des chefs partout, qui ne s'entendent pas toujours, pourquoi les employés le feraient ? Combien de fois on m'a dit "tu es trop autoritaire, tu ne passes pas ". C'est certain, chacun veut sauver son petit privilège ou sa tranquillité, et les élus ont trop peur pour leur place. On est tombé bien bas mais il est de bon ton de clamer "tout va bien dans le Queyras", (auto disculpation ?) et le Queyras, confiant ou content dans cette proclamation, continue de couler.

 

Les atouts du Queyras :

Son unité, même si elle n'est parfois que de façade, unité obligatoire au vu de l'enclavement.

Sa gestion groupée des affaires économiques : RM, OT même si certains s'acharnent encore à le détruire (ils vont peut-être y arriver maintenant qu'ils sont proches du pouvoir !)

Une vison partagée dans des organismes divers : Parc, ACSSQ, Ski Club, Com Com, manifestations queyrassines (Grand Béal, Traversée du Queyras, Foire de la Saint Mathieu etc...) que nous a légué le passé, la République des Escartons.

Et tous les atouts que les vacanciers viennent chercher (soleil, environnement préservé, tranquillité...) et dont les Queyrassins bénéficient aussi.

 

Alors comment faire venir ces skieurs ? C'est d'abord une volonté partagée, commune et volontaire. A chacun d'y mettre les moyens, aidés par les organismes.

J'ai souvent proné un contrat signé entre la régie et chaque hébergeur pour bien marquer un lien fort et commercial : J'ouvre les RM, en échange vous m'apportez des clients, les deux parties s'engagent à....

Les hébergeurs (300, 400?) doivent devenir des partenaires priviligiés des RM, une force de frappe motivée et formidable. Les résidences secondaires (50% des lits) pourraient aussi être incités à louer en hiver.

 

NB Ne désespérons pas : Alors que pendant des années l'ouverture anticipée était considérée comme un joujou du directeur, décembre 2014 offre deux week-end, à Ceillac qui plus est. Peut-être que la promotion du directeur (qu'on a viré) à Flaine fait penser qu'il avait peut-être raison !

 

Le nouveau directeur (depuis décembre 2014) va s'atteler à ce "nouveau" challenge, dont on parle depuis 30 ans : Faire venir du monde en janvier, remplir à 100% pendant les vacances, inciter les skieurs à acheter des forfaits de plusieurs jours. Souhaitons lui de réussir.

Il a bien vu que réduire le prix des forfaits de 50% en janvier était une erreur monumentale (mais ce sont les élus qui l'ont décidé, du coup ces élus là ne se sentent coupables de rien, mais si décision de l'ancien directeur, on l'aurait accusé de faute professionelle). Un ange passe...

Un vol entier d'anges passe aussi quand le nouveau directeur a proposé une augmentation drastique des tarifs, ce que tous les anciens opposants de la même politique ont accepté tout de suite.

 

Extrait d'Alpes et Midi du 8 janvier 2015 :

"Les congés de fin d’année sont terminés et le bilan n’est pas si mauvais pour Serre Chevalier Vallée ! Patrick Arnaud, directeur du domaine affiche même un regain d’espoir qu’on ne lui avait pas vu depuis quelques années. En cause ? Les forces vives se regroupent... Enfin !!"

"Reconquérir le cœur des locaux est le 1er axe de ce changement. Une attention portée aux haut-alpins et aux copropriétaires, notamment au travers d’une politique tarifaire préférentielle. Pour un forfait saison acheté, et malgré la réduction, il a été rajouté des avantages dont 2 journées gratuites qui peuvent être offertes aux amis ou à la famille, (1) un beau cadeau d’une valeur de 47€/journée. Succès, puisque la vente de ces forfaits saison a très nettement augmenté, plusieurs milliers de journées gratuites ont pu ainsi être offertes."

(1) Système "d'encouragements" que je prône depuis des années chez nous.

 

"Enfin les forces vives de la station se sont regroupées, Office de Tourisme (fusion avec celui de Briançon actée), (2) remontées mécaniques, communes...."

(2) L'OT de Serre Chevallier (toute la vallée, 3 communes) existe depuis des lustres. Il se regroupe donc avec celui de Briançon. Chez nous, des élus rêvent toujours à la disparition de l'OT Queyras créé en 2009.

 

Améliorer la gestion :

 

Globalement la gestion des RM est restée sur un modèle institué dans les années 80 (1). De plus, on a créé des responsabilités nouvelles sans en supprimer certaines. Le management global est à revoir mais pas dans le sens du management politique qui est une hérésie dans une société commerciale.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le gars qui ne fait pas son travail n'est pas sanctionné. On sait que le contrôle des forfaits laisse à désirer mais le perchman se sait protégé. Et si un contribuable portait plainte contre un perchman qui ne fait pas le contrôle, çà ferait peut-être bouger les choses ?

Quand je pense qu'on m'a accusé maintes fois "de vouloir du mal aux perchmans", alors que je pronais simplement un contrôle des forfaits comme autrefois. Un chef de groupe a dit en réunion dans un grand soupir d'exaspération "Et si en plus il faut contrôler !". C'est le summum de l'état de délabrement du management. J'ai proné la suppression des chefs de groupes qu'on a pompeusement appelé "chef de site" mais qui ne servent plus (maintenant) à grand chose vu tous les "directeurs" qui sont en place.

Autre point comptable incontournable et dramatique car à un moment le fil va casser : La part des charges fixes est de plus en plus importante (exemple : autrefois l'équipe permanente, la direction, étaient là pour 54 remontées mécaniques, maintenant seulement pour 34).

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(1) Un bureau d'études qui a travaillé pour le Queyras en 2008 a dit plusieurs fois qu'il fallait revoir beaucoup de choses à la régie. Mais comme ce n'était pas pour cela qu'on l'avait mandaté, il n'en a pas dit plus, dommage, mais cela conforte au moins ce que j'écris.

 

Fermer des remontées mécaniques n'est plus tabou comme autrefois, les vallées sont sensées vivre d'autres choses. Du coup les gens se détournent des RM. A quand une rébellion populaire "stop, assez d'argent pour les RM" ?

Même la station fermée on aura toujours une clientèle en séjour qui ira skier dans les grandes stations voisines comme cela se fait déjà. On parle de "vallée dortoir" mais n'y voyons pas que le côté péjoratif.

 

La diversification Elle permet de répondre aux besoins de la clientèle (ou d'en créer) en plus du ski alpin, voir article précédent. (lien).

Au temps de l'absence de neige on parlait "d'activités de substitution" pour occuper la clientèle.

La diversification est le nouveau poumon des stations de ski, mais contre le ski justement.

 

L'avenir du Queyras

 

- Sachons garder nos remontées mécaniques en gérant au plus près les dépenses et en augmentant les recettes. Et en étant ferme sur la gouvernance. Si tout le monde s'y met, chacun à son niveau, c'est possible pendant encore quelques années. Après on fermera Arvieux, puis Abriès, puis Ceillac. Et alors on verra si Môlines-Saint Véran résiste, même avec un privé à la tête des RM, car là ils seront vraiment seuls avec leur commune unique et le reste du Queyras libéré de ces déficits insupportables !

- Continuons à diversifier l'activité neige comme si les remontées allaient fermer.

- Investissons dans la diversification sans neige (même si encore de la neige pour l'instant) pour satisfaire nos clients actuels ou nouveaux et préparer l'avenir à long terme.

- Libérons nos énergies, nos passions, nos volontés pour faire fructifier notre travail.

-Réunissons nous. La bienveillance, la synergie, la dynamique de groupe, comme par le passé, seront des clés de la réussite.

- Faisons venir des investisseurs, des mécènes, de nouveaux habitants (qui logeront à Aiguilles, seule commune où la population augmente fortement!!), des entreprises...

- Soutenons Queyr'Avenir et ne faisons pas de l'assistanat.

 

Le réchauffement climatique aura-t-il notre peau ?

 

On est passé tout près d'une année sans neige, mais on a toutes les caractéristiques des prévisions : La chaleur augmente et empèche de neiger en novembre et décembre. Ensuite peu de neige à 1500m. Hiver plus court (cela fait longtemps qu'une grosse chaleur arrive mi-mars et accélère la fin de saison).

Entendu lors d'une réunion publique "tout çà c'est une invention politique".

Alors la diminution de la hauteur de neige de moitié à Arvieux depuis 60 ans, c'est politique ?

L'augmentation drastique des GES c'est politique ?

La pollution qui crée un nuage toxique et qui réchauffe la terre, politique ?

On pourrait écrire des vérités sur plusieurs pages, livres même, mais si certains doutent encore, tout le monde constate des perturbations brutales, des changements brusques de climat (chaleur un jour, grand froid le lendemain, grand beau temps et pluis diluvienne le jour d'après), ce qui en dit long sur le dérèglement climatique. Soit, on pourra tenir encore quelques années...

En Argentine des stations ont définitivement fermé, l'herbe a poussé et les habitants ont remplacé les brebis par des vaches. Alors là, les hommes politiques sont très forts !

 

Les problèmes ne sont pas nouveaux

 

Extrait d'un compte rendu de réunion des habitants d'Arvieux sur la station de ski en avril 1993

Pourquoi parler :

  • de 10 années sans neige et qui risquent de continuer ?

  • des stations qui ferment ou qui fermeront ?

  • de la désaffection de la clientèle pour le ski alpin ?

  • de la diminution des bons clients hors vacances ?

  • du mauvais accueil ?

  • des économies à faire ?

  • de la mise en place d'un contrat de partenariat ?

  • du besoin de formation ?

  • de l'absence de commercialisation ?

  • de la nécessaire solidarité avec les autres ?

Certains disent "on s'en sortira toujours" puisque vingt ans après les constats ci-dessus on est toujours là.

Peut-être, mais en s'appauvrissant, sans investir, les RM sous perfusion, l'avenir n'est quand même pas flamboyant, le moral et l'ambiance non plus.

Si tout le monde se serre les coudes on peut tenir encore et inventer notre propre avenir.



24/06/2015
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